imprimez cette page À la fin du 19e siècle plusieurs chercheurs comme Loeb, Pavlov et Watson, tentent d’expliquer le comportement par un conditionnement d’une réponse à une stimulation. Quelques décennies plus tard, l’éthologie est devenue l’étude biologique comparée du comportement avec les travaux de Konrad Lorenz (père de l’éthologie classique). Zoologiste, médecin, philosophe et écologiste, fût l’un des derniers naturalistes. Il aimait vivre en contact avec les animaux et étudiait leur comportement sans se laisser pervertir par certain modèle métaphysique tel que l’anthropomorphisme. Fervent partisan de Charles Darwin, il remet en lumière la notion de l’inné. De nos jours, les recherches en éthologie est un lieu de convergence. L’éthologie a donc pour but de décrire et de comprendre les comportements qui caractérisent l’animal. Son approche est méthodique, en ce sens qu’elle se base sur des observations planifiées et répétées. L’objectif initial est de répertorier l’ensemble des comportements que possède une espèce. En détaillant une catégorie de comportement ou éthogramme d’un comportement nous sommes à la compréhension des divers mécanismes. Depuis quelques années seulement on remarque l’utilité de ces observations chez le chien. Notre père éthologiste québécois, le docteur André Dallaire, fut le premier à enseigner aux étudiants de la faculté vétérinaire à Saint-Hyacinthe. Tout comme ses pairs, il se rend compte qu’une approche méthodique s’impose dans l’étude du comportement de nos animaux domestiques. De plus on s’intéresse à la capacité d’adaptation de l’animal dans le cadre de l’évolution de l’espèce. En matière de comportement le vétérinaire ne peut totalement répondre à la demande des propriétaires. D’ailleurs, l‘éthologie est un domaine à mi-chemin entre l’apprentissage et la sociobiologie ou la sociologie. Par contre, il n’y a pas de profession structuré qui n’est soumise à aucune règle. Au fil du temps, l’éthologie a évolué. L’objectivisme deviendra, au même titre que d’autres disciplines qui s’appuieront sur nos connaissances pour expliquer le comportement de nos animaux familiers. Enfin, selon ma formation et plusieurs années d’expériences en consultation, je crois qu’il est possible de collaborer, d’échanger et de poursuivre la recherche afin de répondre à vos questions. D’une part ou d’une autre, nous ne pouvons laisser le domaine entre les mains de semi-professionnels pour la plupart moins qualifiés. Il est donc impossible que nous laissions échapper un domaine fascinant et riche d’informations. Richard Beaudet, éthologue |